Le terme « oxydes d’azote » (NOx) recouvre aussi bien le dioxyde d’azote (NO2) que le monoxyde d’azote (NO). Ces deux composés sont produits lors de la combustion de carburants et de combustibles, surtout lorsque celle-ci se fait à haute température. Le trafic routier, les machines et engins, les installations de combustion et les processus industriels sont les principales sources de NOx. Ceux-ci sont des précurseurs importants des pluies acides, des poussières fines secondaires et, lorsqu’ils se combinent à des composés organiques volatils, d’ozone (smog estival). De plus, ils se transforment en d’autres composés azotés, tels que le nitrate, qui pollue les eaux souterraines.
Cet indicateur renseigne sur les émissions annuelles de l’ensemble des NOx en Suisse. Comme le NO s’oxyde rapidement en NO2, les émissions sont exprimées en équivalents NO2.
moyen
positive
Des textes nationaux et internationaux (Protocole de Göteborg) fixent les conditions et obligations de diminution des émissions anthropiques de NOx. La stratégie fédérale 2009 de protection de l’air vise une réduction des émissions de NOx de quelque 50 % par rapport à 2005.
Bien que les émissions de NOx diminuent, elles restent trop élevées. La valeur cible susmentionnée est certes respectée, mais les émissions doivent encore être réduites pour protéger la santé humaine (diminution de la charge en NO2) ainsi que l’environnement (diminution des dépôts azotés dans les écosystèmes sensibles). C’est pourquoi l’état de l’indicateur est évalué comme moyen.
Diverses mesures ont été mises en œuvre dans les domaines des transports, de l’industrie, de l’artisanat et de la production d’énergie, telles que le durcissement progressif des prescriptions relatives aux gaz d’échappement à partir de 1991 dans le secteur du trafic routier. Elles ont largement contribué à la réduction des émissions de NOx. Ces dernières ne cessent de diminuer, raison pour laquelle le développement de l’indicateur est évalué comme positif.
À l’instar d’autres pays européens, la Suisse enregistre un recul depuis plusieurs années (cf. Emissions of the main air pollutants in Europe | European Environment Agency (EEA)).
Le total des émissions correspond à la somme des émissions issues des différentes sources. Les émissions des différentes sources sont calculées sur la base de l’activité annuelle, multipliée par les facteurs d’émission correspondants et spécifiques à chaque polluant. Les activités annuelles sont déterminées au moyen de relevés, de modélisations et de calculs. Les facteurs d’émissions sont déduits de mesures ou tirés de bases de données pertinentes.
| Evolution visée | Valeur initiale | Valeur finale | Variation en % | Evolution observée | Evaluation |
|---|---|---|---|---|---|
| Diminution | 2005* | 2024* | -44.6% | Diminution | positive |
*Écart par rapport à la méthode d'évaluation prévue : la stratégie fédérale de protection de l'air de 2009 fixe l'objectif à atteindre par rapport à 2005, et non une moyenne des valeurs initiales.