L’empreinte liée au stress hydrique mesure la consommation d’eau due à celle de biens et services, en tenant compte de la pénurie d’eau dans les régions concernées. Elle reflète ainsi non seulement la consommation d’eau en Suisse, mais aussi la consommation d’eau à l’étranger occasionnée par la fabrication des produits importés. En résumé, l’indicateur mesure la pression exercée sur les ressources en eau pour couvrir les besoins en eau liés à la consommation de la population suisse.
mauvais
insatisfaisante
Par habitant
Étant donné que nombre de pays desquels la Suisse importe des produits très gourmands en eau subissent des pénuries d’eau sensiblement plus prononcées qu’en Suisse, la majeure partie de l’empreinte liée au stress hydrique est générée à l’étranger. Elle est due principalement aux importations de denrées alimentaires et de vêtements. La part de l’empreinte liée au stress hydrique occasionnée en Suisse est négligeable.
Dans son ensemble, cette empreinte excède au niveau viable sur le plan écologique et devrait diminuer plus fortement et rapidement. Une réduction de 27 % est recommandée sur la base de l’analyse EBP & Impact Economics 2026. L’état est donc considéré comme mauvais.
Bien que l’impact environnemental global se situe à un niveau inférieur à celui de 2000, l’empreinte ne diminue que légèrement sur l’ensemble de la période considérée. Aussi la tendance est-elle modifiée et l’évaluation jugée insatisfaisante.
Absolu
Au cours de la période d’observation, l’empreinte en valeur absolue augmente de 17 %, passant de 31 à 36 milliards de m³ d’éq.-eau. Cette augmentation est principalement due au stress hydrique occasionné par les importations. La part nationale quant à elle ne pèse guère dans la balance. La hausse des valeurs absolues, contrairement aux valeurs par habitant, est également liée à la croissance démographique en Suisse.
Efficacité
Au cours de la période d’observation, l’efficacité de l’utilisation de l’eau s’est légèrement améliorée : L’indice d’efficacité est passé de 100 à 117. Il indique donc une légère amélioration du stress hydrique dû à la consommation. Cette évolution reste toutefois modérée et ne permet pas d’établir un découplage clair entre la consommation de biens de services et celle d’eau.
Pour l’heure, aucune comparaison internationale n’est possible. L’indicateur n’est pas directement comparable à celui de l’ODD 6.4.2 des Nations Unies, mesurant le niveau de stress hydrique, car cet indicateur se réfère à une base territoriale.
L’empreinte liée au stress hydrique due à la consommation suisse quantifiée à l’aide de la méthode AWARE (Available Water Remaining) tient compte des pénuries d’eau nationales.
L’empreinte liée au stress hydrique des pays connaissant une pénurie d’eau accrue est pondérée plus lourdement. Elle est calculée ainsi : on détermine l’eau disponible restante par unité de surface dans un bassin versant spécifique, puis on la compare avec la moyenne mondiale, après avoir pris en considération les besoins des humains et des écosystèmes aquatiques (Boulay et al. 2017).
L’évolution de l’empreinte dans le temps est analysée et interprétée à l’aide de trois paramètres complémentaires :
Ce calcul se base sur la publication : EBP & Impact Economics. 2026. Umwelt-Fussabdrücke der Schweiz: Entwicklung zwischen 2000 und 2018» (seulement en allemand)
| Evolution visée | Valeur initiale | Valeur finale | Variation en % | Evolution observée | Evaluation |
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| Diminution | Moyenne 2000-2002 | Moyenne 2021-2023 | -5.65% | Diminution | *insatisfaisant |
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Base : m³ eq.-eau par habitant (en Suisse + à l'étranger) *Modification du résultat final d'évaluation de la tendance selon la justification dans le commentaire |
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